Silence

L'Enfer

le 19/05/2006 à 20h45
Un jour, sans savoir comment j’ai fait, je suis allée quelque part, je ne sais pas où. Je ne sais pas où c’était, je n’y suis jamais retournée.
C’était un lieu encastré entre des montagnes noires, un lieu couvert de vapeurs grises, et j’ai eu peur d’y rester enfermée.
J’y ai vu des gens hagards, les yeux noirs, enfoncés dans leurs orbites, cernés de gris. Leurs cheveux pendaient comme des cordes cassées, leurs corps étaient recouverts de haillons informes, et j’ai eu peur de devenir comme eux.
J’ai recherché un visage connu, mais je n’ai vu que des étrangers – et j’ai eu peur d’être seule.
J’ai cherché à les différencier, mais je n’ai vu que des gens tous semblables, comme un seul corps divisé en plusieurs. J’ai eu peur de perdre l’intégrité de mon corps.
J’ai voulu voir leur âme, et je n’ai vu qu’un gouffre sans fond… J’ai eu peur, car j’ai eu l’impression de me perdre moi-même.
Je me suis rendu compte que j’avais peur. C’était une impression désagréable, comme de la sueur coulant sur mon corps, collant mes vêtements, emmêlant mes cheveux. J’ai voulu écarter mes cheveux de mes yeux, et j’ai vu qu’ils étaient comme des cordes cassées.
J’ai su ce que c’était que la peur. J’ai su ce que c’était que de perdre ma diversité. J’avais perdu mes couleurs, plus rien ne me différenciait de ces gens gris… Comme moi, ils ressentaient la peur. Comme moi, ils ne comprenaient pas.
Il n’y avait rien dans ce monde, rien ni personne pour nous empêcher de bouger, de parler, de courir, de rire. Pourtant personne ne bougeait, pas même moi. Ma voix était gelée dans ma gorge, la peur me comprimait le cœur. Nous formons notre propre prison… Et nous étions tous là, comme une seule âme noyée, et nous cherchions à retrouver ce qui était unique en nous, ce qui nous différenciait – notre prison nous paralysait, nous oubliions tout ce qui n’était pas notre peur...
Et puis je suis partie. Je n’étais plus enfermée par des montagnes noires, avec des gens gris. J’étais dans une ville bruyante, avec des gens qui marchaient dans les rues avec des habits colorés, des jeunes qui couraient.
Je suis allée en Enfer.
Il n’y a pas de diables, pas de flammes… Une uniformité grisaillante. La peur qui empêche de penser… Je me suis vue déchoir.
Mais je n’ai plus peur. La peur, c’est l’Enfer. Si j’y suis déjà allée, je ferai tout pour ne pas y retourner… Alors je n’ai pas peur.
Car il n’y a rien, et je n’ai pas peur du Néant.

My last breath

le 15/04/2006 à 13h25

Hold on to me love


You know I can't stay long


All I wanted to say was I love you and I'm not afraid


Can you hear me ?


Can you feel me in your arms ?

 



Holding my last breath


Safe inside myself


Are all my thoughts of you


Sweet raptured light


It ends here tonight


 


I'll miss the winter


A world of fragile things


Look for me in the white forest


Hiding in a hollow tree (come find me)


I know you hear me


I can taste it in your tears


 


Holding my last breath


Safe inside myself


Are all my thoughts of you


Sweet raptured light


It ends here tonight

 



Closing you eyes to disappear


You pray your dreams will leave you here


But still you wake and know the truth


No one's there

 



Say goodnight


Don't be afraid


Calling me calling me as you fade to black


 


Evanescence

Moïse

le 06/04/2006 à 16h36
"Arrête tes conneries, Moïse, et prends ton bain..."

CPE

le 31/03/2006 à 21h26

cartoon

le 23/03/2006 à 11h11

7-7-7

le 20/03/2006 à 19h12

Emblem of Black Fire et Elentari m'ayant toutes les deux nominée pour ce jeu passionnant (même si peut-être il permet d'apprendre des choses sur les nominés mdr) je vais le faire...

7 choses… à faire avant de mourir
- aller en Australie voir des Australopithèques
- finir d'écrire Endar (pour ceux qui comprennent)
- avoir des enfants
- réaliser mon rêve
- là tout de suite, voir les rivières pourpres
-lire les autres tomes de Devil Devil (un manga dont j'ai lu que les 3 premiers :'()
- arrêter d'avoir tout le temps froid !!!

7 choses… que je fais bien
- écrire et lire
- faire preuve de cynisme
- écouter
- commenter avec "vivacité" les cours ou la politique
- parler pour ne rien dire et perdre mon temps
- bouder sans aucune raison apparente
- en fait je sais rien faire :S

7 choses… que je ne sais pas faire
- du sport :p
- bricoler
- cuisiner
- me servir de mes mains, quoi (sauf…)
- travailler !!!!!
- stresser les autres avec des jeux débiles :p
- tirer leçon du passé

7 choses… qui m'attirent chez lui
- ses yeux changeants
- sa douceur
- sa chaleur
- le petit coin de son épaule où je peux poser ma tête
- sa joie constante
- la façon dont il cuisine
- sa manière de danser !!

7 choses… que je dis souvent
- compati
- putain
- oh
- mdr (à l'écrit…)
- ça me fait chier
- cette dragonne je peux pas la blairer !!! (parlant d'une dragonne de l'administration de ma boîte…)
- il était un petit navire... (we je c, et alors ?)

7 Nominés
Ben je peux pas en nominer maintenant que g dit que je stressais pas les autres… :p

Pangermanisme

le 07/03/2006 à 17h04

Pangermanisme


Doctrine de supériorité de la race allemande sur les autres.


 


Origines du pangermanisme : très anciennes.


L'Empire romain : Rome a envahi l'Europe, mais pas le territoire des Germains. D'où l'idée d'une race pure, d'un peuple qui ne s'est pas mélangé - contrairement à la France par exemple.

Les Chevaliers Teutoniques : ordre de chevalerie existant du Xème au XIXème siècle (supprimé par Napoléon Ier). Sortes de chevaliers religieux, reconnus par le pape. Différents de nos Templiers en cela que certains étaient prêtres, mais d'autres n'étaient pas moines, se mariaient, avaient leurs écuyers, leurs serviteurs. Appellation différente d'un groupe de chevaliers.

Synonyme dans l'imaginaire allemand de gloire : les Chevaliers Teutoniques ont conquis la Prusse, des territoires étendus de l'empire allemand, contrôlé un empire immense pour imposer la religion chrétienne aux païens. Ils ont ensuite été battus par les Slaves, et par les Polonais du roi Ladislas II qui les ont peu à peu repoussés. D'où la haine du Slave, "sous-homme", car il a vaincu les Chevaliers Teutoniques.


 


Réveil du pangermanisme : XIXème siècle.


Napoléon Ier a conquis la Prusse et a généré une haine de l'occupant. Sentiment nationaliste important. Fichte, un nationaliste allemand, appelle à un "réveil de la nation allemande".


Le pangermanisme apparaît au XIXème siècle par une sorte de réaction au cosmopolitisme du XVIIIème siècle, et à l'invasion des duchés par la France.


C'est au XIXème siècle que l'Europe redécouvre le Moyen-Âge. L'Allemagne redécouvre les Chevaliers Teutoniques, le Saint Empire Romain Germanique. Exaltation de l'héritage historique.


Cette exaltation s'allie au sentiment d'une mission spirituelle du peuple allemand en Europe, destiné à conquérir (Fichte, vers 1807 : "peuple élu, chargé de rénover le monde"), et à une notion de Lebensraum (espace vital) : Hansel dit que vu la position géographique de l'Allemagne, elle est amenée à s'étendre.


Combiné aux théories des races : supériorité de la race allemande (Fichte encore : "Pureté et supériorité de la race aryenne et germanique") (Journal viennois Ostara, XIXème siècle : "Etes-vous blond ? Dans ce cas vous êtes un créateur de civilisation") [pour ma part l'argument me semble imparable, non? mdr]


But des pangermanistes : réunir tous ceux de race germanique dans un même état.

Bismarck pensait que l'Autriche ne pouvait en faire partie (seule une minorité était allemande). En revanche il réclamait l'Alsace et la Lorraine car la population était d'origine germanique. Problèmes avec la France car l'Alsace et la Lorraine voulaient être françaises. Le pangermanisme impose à tous ceux de sang germanique d'être en Allemagne, même à ceux ne le souhaitant pas. De là, va-et-vient de l'Alsace-Lorraine : l'Allemagne dit "les Alsaciens et les Lorrains ont le même sang que nous, ils sont à nous", la France rétorque "les Alsaciens et les Lorrains veulent vivre avec nous, ils sont à nous". De fait en 1870 beaucoup d'Alsaciens et de Lorrains qui ne voulaient pas devenir Allemands ont émigré dans les colonies françaises (Algérie...)


 


Ainsi Hitler se justifiera, au début, du passé pour ses conquêtes. Les Allemands de Tchécoslovaquie, etc... sont ceux, d'après lui, installés par les Chevaliers Teutoniques, qui ont formé l'élite et ont eu des descendants. Il s'appuie sur Fichte et des scientifiques véreux pour établir la prétendue supériorité de l'homme blond [lui, petit homme brun, ça me fait bien ricaner] aux yeux bleus [c'est bien dommage, car deux parents blonds aux yeux bleus peuvent avoir un enfant brun, et le gène yeux bleus est récessif]. Et il y mélange une touche de racisme anti-juif, anti-tsigane, anti-tout ce qu'il peut, qui donne un mélange détonnant.


Il voulait aussi construire un IIIème Reich de 1000 ans, en référence au Ier Reich qui avait duré de 962 à 1802 - détruit par les Français de Napoléon.

Un dessin à moi :$

le 13/02/2006 à 19h17

CPE

le 09/02/2006 à 08h47

La langue de chez nous

le 07/02/2006 à 19h13

J'ai retrouvé un poème bizarre dans les affaires de ma soeur, datant du collège ou de l'école, je c pas... Vous en pensez koi???

 



C'est une langue belle, avec des mots superbes


Qui porte son histoire à travers ses accents


Où l'on sent la musique et le parfum des herbes


Le fromage de chèvre et le pain de froment.


Et du Mont-Saint-Michel jusqu'à Contre-Escarpe


En écoutant parler les gens de ce pays


On dirait que le vent s'est pris dans une harpe


Et qu'il en a gardé toutes les harmonies.

 



C'est une langue belle, à l'autre bout du monde


Une bulle de France au Nord d'un continent


Sertie dans un étau et pourtant si féconde


Enfermée dans les glaces au sommet d'un volcan


Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique


Elle a quitté son nid pour un autre terroir


Et comme une hirondelle au printemps des musiques


Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs


Nous dire que là-bas dans ce pays de neige


Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout


Pour imposer ses mots jusque dans les collèges


Et qu'on y parle encore la langue de chez nous.


 


C'est une langue belle à qui sait la défendre


Elle offre des trésors de richesse infinie


Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre


Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie


Et de l'île d'Orléans jusqu'à la Contre-Escarpe


En écoutant chanter les gens de ce pays


On dirait que le vent s'est pris dans une harpe


Et qu'il a composé toute une symphonie.


                Yves Duteil

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